Ma façon de travailler avec l’IA
Quand une consultante vous dit qu’elle travaille avec l’IA, une question vient aussitôt : que deviennent mes données de paie ? Je préfère y répondre avant que vous la posiez. Voici les 5 règles que je m’impose, et ce que l’IA fait et ne fait pas dans mes missions.

À quoi l’IA me sert
Elle me sert à préparer et à vérifier : analyser des documents volumineux comme un accord d’entreprise ou une convention collective, suivre l’actualité sociale en remontant aux textes, structurer un compte rendu ou un support de formation. Elle me sert aussi à construire mes propres outils, dont ce site.
Ce qu’elle ne fait pas : décider à ma place, ni à la vôtre.
Mes engagements
Les 5 règles que je m’impose
- 1
Je vous dis ce que je fais avec l’IA
L’usage de l’IA est écrit dans ma proposition, et je le redis à la réunion de lancement : une mention en page 4 d’un document signé puis rangé ne suffit pas. Vous pouvez refuser. Je vous propose alors une méthode sans IA, en vous disant ce qu’elle ne permettra pas de détecter.
- 2
Je protège les données que vous me confiez
Vos données sont pseudonymisées avant tout traitement. Je ne les présente jamais comme anonymes : dans une entreprise de 200 salariés, une rémunération singulière suffit à reconnaître quelqu’un. Leur traitement est encadré par une annexe au contrat, et je travaille avec un abonnement payant dont l’apprentissage est désactivé. Quand c’est possible, les données restent sur mon ordinateur et seuls des résultats agrégés sont soumis à l’IA.
- 3
Je ne recommande jamais une IA qui décide seule
Pour toute décision qui touche une personne, notamment un recrutement, une promotion, une sanction ou une rupture, un humain identifié décide et peut expliquer sa décision. L’IA prépare, elle ne tranche pas. La CNIL le dit dans son guide du recrutement : si la personne qui valide ne peut pas expliquer les motifs, la décision est regardée comme prise sans intervention humaine.
- 4
Rien ne part sans contrôle
Les calculs sont faits par un programme, avec des contrôles de cohérence que je relis. Les références juridiques sont retrouvées à leur source avant d’être écrites. Pourquoi cette précaution : une IA ne calcule pas, elle produit un résultat plausible, parfois faux de quelques euros. En paie, quelques centimes d’écart ne passent pas.
- 5
Je parle de l’impact écologique sans promettre de chiffre
Je ne m’engage sur aucun chiffre de consommation, parce qu’aucun n’est aujourd’hui comparable d’un outil à l’autre. Je m’engage sur mes pratiques : confier un calcul à un programme plutôt qu’à des requêtes répétées, et ne pas solliciter une IA là où un outil simple suffit.
Ces règles figurent dans mes propositions et mes lettres de mission. Si vous vous posez la question de l’IA dans votre service paie ou RH, nous pouvons en parler à partir de votre situation.
Pour aller plus loin
- Contrôle de paie et IA : ce qu’un agent peut, et ne peut pas, faire
- ChatGPT, Claude ou autre IA au travail : consultez votre CSE avant de diffuser votre charte
- AI Act et RH : ce que votre PME doit faire maintenant (malgré le report à 2027)
- IA et RH : pourquoi je construis moi-même mes premiers agents, en commençant par le contrôle de paie
Parlons de votre projet RH
Un premier échange, sans engagement, pour comprendre votre contexte et vos enjeux. C'est le point de départ de chaque mission.